La beauté du monde ?

Du 20 août au 6 septembre

Photographies de René Derome

C’est une démarche liée à la crise climatique. Le photographe présente des images de France et d’Amérique qui, soit manifestent cette beauté — sauvage ou préservée —, soit montrent la fin de la vie végétale causée par le réchauffement climatique.

Trois femmes sont présentes. L’une chantait la fin du monde il y a plus de cinquante ans, l’autre est aujourd’hui menacée par un cancer, et la dernière, masquée, affirme être : « La Dernière Génération / The Last Generation ».

Montrer le réchauffement de la planète n’est pas chose facile dans un pays nordique. Il faut en déceler les traces dans les glaces du fleuve, qui ne se soudent plus, fracturent l’écorce des arbres, dénudent leurs racines puis les renversent. La lente fin du monde passe par le pétrole puisé dans l’Arctique, au nord de l’Alaska, qui assèche les prairies canadiennes et menace la forêt boréale. Les grands glaciers se transforment en rivières, et ne restent, pour un temps, qu’un lieu de pèlerinage pour écologistes et photographes.

Le photographe déploie une démarche à la fois esthétique et critique. C’est ainsi, en tant que citoyen, qu’il se manifeste.